vendredi 6 novembre 2009

Toute cette vie...

Dans la rue,
Un chat noir passe
Il paraît que ça porte malheur,
Où peut être est-ce le contraire...
Je ne sais pas.

Une femme
Âgée
Est assise sur un banc
Dans un parc.
Elle lance des graines aux pigeons.

Plus loin, chez le petit marchand de poisson
Le bruit attire les passants
Qui entrent curieusement dans la petite boutique.
En voyant les étalages de poissons,
En imaginant leurs enfants qui les attendent sagement dans leur jolie petite maison,
Ils finissent par acheter un des poissons
Pour leur petite famille.

Dans la rue,
Une petite fille est là,
Assise sur le trottoir.
Vêtue d'une couverture
Elle est là à tendre la main.
Fixant les passants de ses jolies yeux bleus
Qui avancent sans la voir.
Fixant les passant de ses yeux tristes et malheureux,
De ses yeux suppliants
Pour qu'on lui donne une pièce.
Juste une petite pièce, s'il vous plaît monsieur, juste une toute petite...
Juste une toute petite monsieur, je vous en supplie...
Monsieur....
Suppliant les passant du regard,
Qui eux,
Ne la voie pas...

Quelque fois
Une femme s'arrête devant la petite pour lui donner une pièce,
Son regard exprimant une profonde pitié...
Ne pouvant rien faire pour l'aider...

Retrouvailles

Exercice de français, dont le thème était d'écrire un dialogue sur deux personnages qui se retrouve après s'être perdu de vu. Voici mon dialogue :

- Eliot ? C'est... c'est toi ?
- Bob ! Ça alors !
- Tu te souviens de moi ? Ça fait un bout de temps quand même... dix ans ! Oh là là là là... Tu as changé dit donc... Qu'est ce que tu deviens alors ? Toujours cette passion pour le dessin qui m'agaçait tant ?
- Ah ah, ça oui je m'en souviens que ça t'énervait ! Tu te souviens au lycée ? Tu n'arrêtais pas de te mettre en colère car je t'énervais à dessiner tout le temps. Tu disais que je perdais mon temps !
- Oui je m'en souviens... Quelle époque quand j'y repense...
- Et bien tu vois, j'ai enfin réalisé mon bon vieux rêve d'enfant, je suis devenu illustrateur ! Avec une superbe femme et de superbes enfants.
- Et ben ça alors ! Je n'imaginais pas ça de toi ! Illustrateur ! Je ne prenais pas cela au sérieux. Je n'arrêtais pas de me moquer de toi au lycée ! Et ben dit donc ! Chapeau ! Et ben tu vois, moi je suis devenu vétérinaire. Célibataire mais avec une maison remplie d'animaux.
- Mais tu étais passionné par les maths au lycée ! J'avais juré que tu allais y faire ton métier. Des animaux !
- Et oui, je me suis pris de passion pour les animaux, que veux tu donc, c'est comme ça ! Et alors, ça marche le dessin ?
- Ça marche, ça marche... que veux tu, c'est ça la vie d'artiste... faut prendre son mal en patience. Mais j'ai déjà publié cinq livres...
- Et ben tu vois, je suis content de t'avoir vu. Tu habites où ?
- Dans le 18e. Attends, je te donne l'adresse... ah... mon numéro de téléphone aussi...
- Oui, moi aussi... Appelle moi pour qu'on se donne rendez-vous quelque part. Ça serait bien, non ?
- OK, ça marche. A un de ses jours alors.
- C'est ça oui. Salut et dit bonjour de ma part à ta femme.
- D'accord, j'y penserais. Au revoir.
- Au revoir.

FIN

samedi 24 octobre 2009

Kayak

Jeudi. 3 heures de kayak. Sous la pluie. N'arrivant pas à pagayer malgré les explications du prof. Tournant en rond. Le prof en avait tellement marre qu'il m'a remorqué en attachant son kayak au mien avec une corde. Il m'a tiré. Moi avançant en crabe. Puis nous nous sommes arrêtés sur une berge pour se reposer. Le prof à sorti une barre de chocolat et l'a mangé devant tous les élèves qui n'avaient rien emmenés. "Si vous amenez un goûter ça fait une point de plus. Si vous amenez des cookies avec pépites ça fait 5 points et si vous amenez le gros sandwich pâté cornichons alors là..." a-t-il dit pour plaisanter.
Mais moi je n'étais pas d'humeur à rire. Trempé jusqu'au os, j'avais hâte de rentrer.

- Ah... Encore... 1 heure de kayak... ?

Merde...

A la fin, le prof était tellement crevé de me tirer que je suis rentré en bateau à moteur avant les autres :-)

samedi 10 octobre 2009

Automne

En automne,
Les arbres bruns
Ou jaune
Ou rouge
Perdent leur feuilles
Brunes
Ou jaune
Ou rouge.
En automne,
Toute cette poésie revit
Comme les feuilles voletant
Comme les arbres qui deviennent nus.
Comme les balades en forêt,
Marchant dans les feuilles multicolores,
Craquant sous nos pieds.
En automne,
C'est le début du froid,
Le début des châtaignes
Qu'on mange au coin du feu,
Bien au chaud,
Dedans un chocolat chaud,
Le sourire jusqu'au oreilles.

jeudi 1 octobre 2009

Et... ?

Et ben voilà, je suis malade... angine... mal à la gorge, rhume....
Je lis, lis, lis... ou bien je dors... J'ai loupé trois jours d'école, et je vais y retourner demain, vendredi, si je vais mieux bien sûr...

Dans tout ça, j'ai repéré une pub d'un roman dans Okapi.
Mes deux Allemagne
de Anne C. Voorhoeve. Voici le petit résumé qu'il y avait sur la page de pub :

"En 1988, Lilly, une jeune Allemande de l'Ouest de treize ans, vient de perdre sa mère d'un cancer et cherche à tout prix à retrouver sa tante, sa seule famille, qui vit en RDA.
Mais un mur les sépare..."

Il a l'air bien non ?
Je vais essayer de me l'approprier...

samedi 12 septembre 2009

Mamie la folle s'allarme dans le dancing

Ma mamie est folle. Elle a tué mon père.

Comme tous les vendredi soir à 19h, mon père allait rendre visite à sa mère. Elle l'attendait sur le pas de la porte et l'embrassait, toute heureuse. C'était dans cette petite cuisine que j'aimais tant que mon père rentrait. Cette cuisine, je l'adorais car elle dégageait une odeur de compote de pommes et de ragoût de lapin aux pruneaux.
Ma grand-mère habitait dans une petite maison au bord de la mer. Ce jour là, ce jour où elle a tué mon père, elle l'a étranglé avant de le dépecer, et d'éparpiller tous les morceaux dans son petit jardin si bien entretenu. Elle lui avait sorti les yeux des orbites pour les conserver dans un bocal de confiture Bonne Maman. Mon père avait les yeux verts.

Le soir même ma mère signalait au commissariat la disparition de mon père et à vingt-trois heures, l'adjudant-chef et un gendarme se présentaient au domicile de ma grand-mère. Aucune trace de mon père, aucune trace de quoi que ce soit. Elle était blottie dans son lit et regardait L'inspecteur Derik à la télé.

Une semaine plus tard ma grand-mère était incarcérée à la prison des femmes de Rennes. Il avait été prouvé qu'elle était coupable.
Dès ma majorité, j'ai commencé à lui rendre visite, tous les vendredis à dix-neuf heures. Je regardais ma grand-mère derrière la vitre du parloir. On ne se parlait pas. On ne se parlait jamais. Je la regardais avec une haine immense, et je répétais en moi même "Crève saleté !!" pendant les trente minutes de parloir. Quelques mois plus tard, à la fin d'une des visites, un des surveillants du parloir m'a dit :

- Nous avons remarqué que vous ne dites pas un mot à la personne que vous visitez tous les vendredis soir pourtant. C'est votre grand-mère n'est-ce-pas ?

- Oui, c'est ma grand-mère, et alors ?

- Pour l'instant, vous n'avez plus le droit de visites. Votre cas va être examiné par le directeur de la prison.

Je sortis la tête baissée, des larmes de rage aux yeux. Il pleuvait. Aucune envie de rentrer dans cet apart rue de Quineleu, cet apart que je louais depuis que j'avais eu mon bac. C'était un de ces sales soirs de novembre, un de ces soirs à ne pas mettre un clébard dehors. Longtemps je marchais sous la pluie avant de rentrer dans un café, boire un p'tit coup sans adresser la parole à personne. Pour revenir chez moi je passais par la plate forme de la gare, et ce soir là, j'ai pris direct un billet de train pour Redon. A cette époque, ma mère, cette conne, habitait près de Redon.
Je sonnais à la porte, mais personne ne répondit. Je téléphonais alors à ma mère sur mon portable.

- T'es où ?!

- Qui est à l'appareil ?

- C'est moi, Guillaume !!

- Guillaume ?! Qu'est ce que tu veux !

- J'te demande où t'es !!!

- Écoute, c'est pas tes affaires !!

Là dessus, ma mère raccrocha. Je me mis à tambouriner à la porte, et comme personne ne répondait, je fis voler les vitres d'une fenêtre en éclats et rentrais à l'intérieur. Dans le salon, je me retrouvais nez à nez avec ma mère et Hubert, le meilleur ami de mon père. Hubert, il était tout palôt depuis la mort de mon père. Il parlait jamais et hochait la tête à chaque fois qu'on lui adressait la parole. Ça devenait chiant à la fin. A cette minute, en les voyant sur le canapé, j'ai tout compris quand ma mère m'a dit :

- Mais qu'est ce que tu fous là ?!

- Ben tu vois. J'suis là.

- T'es allé voir ta grand-mère ?

- Ben ouais. Comme d'hab' quoi.

J'ai appris par la suite que le directeur de la prison avait contacté ma mère et qu'elle savait que je n'avais plus droit aux visites. Elle savait aussi pourquoi.

Quelques mois plus tard, lors d'une visite à ma grand-mère, je lui parlais enfin :

- T'es qu'une saleté !! Tu mérites de mourir !! Pourquoi tu as tué Papa ?!

- Tu comprendras un jour mon enfant.

- Ben vas-y, parle la vieille, qu'est-ce que tu vas encore inventer ?

-Tu connais le dancing des Flamants Roses ?

- Euh... ouais, et alors ?!

- Tu sais que ton père travaillait là bas ?

- Ouais c'est ça... c'est ça, continue ton délire la vieille !!

- Ton père y faisait travailler des jeunes filles. Des hôtesses. Un soir, y'a vingt ans de ça, j'y suis allée avec des amis et là j'ai découvert l'autre visage d'Eric, ton père ! J'ai pas besoin de te faire un dessin, si ?!

Je crois qu'à ce moment là, je suis devenu tout pâlot, aussi pâlot qu'Hubert.

FIN

C'est en se promenant dans la campagne, qu'on a inventé le titre de "Mamie la folle s'alarme dans le dancing" en jouant oralement au cadavre exquis. Comme ce titre nous plaisait, on s'est mis à se raconter une histoire, ma belle-mère et moi. Voici l'histoire finale par écrit.

samedi 5 septembre 2009

Poèmes retrouvés (3)

J'ai rêvé

J'ai rêvé d'un cheval tout doux
Qui s'appellait Kangourou.

J'ai rêvé d'une sirène
Qui mangeait une cuisse de rêne.

J'ai rêvé d'un orang-outan
Chevauchant un éléphant.

J'ai rêvé d'une panthère
Qui était très en colère.

J'ai rêvé d'un bébé nain
Qui me portait dans sa main.

Et maintenant je rêve
De l'espace, de l'univers,
Du soleil et de la Terre.

L'amour

La porte s'ouvre.
C'est l'amour qui rentre.
Mon amour,
L'amour de mon chien,
L'amour d'un homme,
L'amour de Dieu,
L'amour de tout le monde.
Cet amour c'est le bien.
Non ! Pas le mal, le bien.
Cet amour,
C'est l'amour de la terre entière...